La France a le droit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, comme le prévoit la proposition de loi votée en première lecture par les députés français, a assuré mardi 27 janvier un porte-parole de la Commission européenne (notre édition du jour). « Oui, les autorités françaises ont le droit d’instaurer une majorité numérique qui s’adresse à leurs citoyens », a déclaré à la presse Thomas Regnier, porte-parole de l’exécutif européen.
« Les grandes plateformes en ligne ont l’obligation de respecter la législation nationale, mais s’assurer que c’est applicable et qu’elles ont mis en place des dispositifs de vérification d’âge adéquats est une prérogative de la Commission », a ajouté Thomas Regnier. Si une telle loi est adoptée en France et est conforme au droit européen, « la Commission s’assurera que les grandes plateformes l’appliquent », a-t-il encore indiqué, rappelant que plusieurs pays européens, dont la France, testaient en ce moment une application de vérification d’âge qui pourrait être utilisée dans ce cadre. Cette expérimentation doit s’achever d’ici à la fin de l’année.
Le président Emmanuel Macron a remercié sur X la Commission européenne « d’ouvrir la voie à l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, [à la suite des] lignes directrices sur la protection des mineurs adoptées en juillet dernier après la mobilisation de la France ». « Reprendre en mains notre destin numérique, protéger nos enfants : grâce à l’Europe, la France pionnière », a souligné le président français.
